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Très ancré dans les Plateaux, le Frolibaba se voulait être un rassemblement de tous les sous-groupes teke du Congo. Nkayi est la ville principale du département de la Bouenza, chef-lieu du district du même nom, dans le centre sud de la République du Congo, à environ 250 kilomètres de la capitale Brazzaville. Mais en attendant l’émergence d’une nouvelle génération bien formée, il faudra faire appel à d’autres compétences congolaises pour compléter les savoir-faire des populations locales, composées d’ethnies très diverses : Sangha-Sangha, Bakwélé, Bonguili, Djem, Yasoua, Bakota, Porno, Gbaya et peuples autochtones pygmées du groupe Baka. revues. URL : http://journals.openedition.org/etudesafricaines/15544  ; DOI : https://doi.org/10.4000/etudesafricaines.15544. À l’inverse, et dans un esprit de vengeance, les Gabonais du Congo, toutes ethnies confondues, et dans la foulée les immigrés dahoméens (actuels béninois) avaient été chassés de Dolisie, Pointe-noire et Brazzaville (Ollandet 2007). C’est ce qui explique l’évocation constante par des Kongo des deux Congo et de l’Angola de Kongo-dia ntotila, terre d’origine, mais désormais mythique. — Décret no 63-45 du 12 février 1963, p. 253. Nous avons montré qu’hier (1934-1945), les Dolisiens et les Francevillois faisaient partie du même département : le Niari-Ogooué. BAMBI, J.-G. 1980 Chronologie des principaux faits et événements au Congo, 1482-1979, t. 1, Brazzaville, CCIZ. Ce terme remplace désormais celui de région. 57Pendant près de trois décennies, l’imaginaire des acteurs sociaux était travaillé par cette division de 1959. Un carrefour de routes et de voies d'eau. 65L’identité nordiste est, quant à elle, le résultat de la politique clientéliste de Ngouabi (Ossébi 1982 : 12). Le Congo gagna par trois buts à zéro ; mais le troisième but fut refusé car l’arbitre était accusé d’impartialité. Rien de tel pour dynamiser les échanges entre la Sangha et le reste du pays. 39En effet, les premiers hommes politiques africains des deux colonies allaient s’opposer lors des élections de 1946. 58En ce qui concerne la construction de l’identité « Grand Niari », il faut remonter à la création en mai 1934 par Albert Dolisie de la ville qui porte son nom, ville qui devient, « la capitale informelle » du « Grand Niari », le point de rencontre des populations des « pays du Niari ». Et les Mbochi-Kouyou se regroupant autour de Marien Ngouabi grâce à sa politique clientéliste n’ont pu voir en Yhombi Opango (1977-1979), président d’un comité militaire du parti à 90 % composé de ressortissants du Nord, le « fidèle continuateur de l’œuvre de l’immortel Marien Ngouabi » (sic) en raison du contexte d’austérité, mais surtout des luttes internes (ligne droitière et liquidationniste et l’aile révolutionnaire) (Bazenguissa-Ganga 1997). PERROT, C.-H. 2001 « Recension », Congo-Brazzaville. Ces derniers, qui tissaient alors dans l’ombre la toile identitaire trirégionale, étaient souvent des coupables désignés lors des coups d’État. Toute l'actualité de l'Afrique anglophone, Analyse, débats, expertises... Pour comprendre l'Afrique de demain et d'aujourd'hui. Ce qui renforce encore la différence entre ces sous-groupes qui formaient pourtant un seul groupe. INQUIÉTUDES ET CRAINTES DES POPULATIONS DU QUARTIER CAPABLE A L’APPROCHE DE LA SAISON DE PLUIE. Ce faisant, s’il élargit son horizon politique, il se retire l’habituel tremplin de sécurité (ethnique) que se ménagent la plupart des hommes politiques locaux : il inquiète, fait peur, et le président n’aura pas trop de mal à faire le vide autour de lui, à obtenir sa démission. 74Il semblait ainsi inviter les Teke à revendiquer leurs droits d’antériorité ou leur autochtonité et donc l’autorité due aux propriétaires du sol. « Tout le long de la chaussée, les étals de régimes de bananes plantains ont remplacé les tas de bois que l’on vendait pour faire la cuisine », explique un cadre de la préfecture. Rangés par Guthrie dans le groupe B, ils se partagent cet espace avec leurs sous-groupes, y compris leurs cousins les Eshira-ndumu classés B40, B50, B60 (Bapunu, Bandzebi, Batsengui, Bawumvu). →, La localité de Nkayi est parmi les agglomérations les mieux structurées, les mieux tracées de notre République. En effet, le colonisateur français avait un vaste projet de développement agricole sur la riche vallée du Niari, c’est-à-dire toute cette zone traversée par le fleuve du même nom (ibid.). 40k . Les autorités de Brazzaville réussirent à contrôler la colère des jeunes Congolais. MEURTRE A KIPALANGA DISTRICT DE KAYES DANS LA BOUENZA DE MADELEINE KENGUÉ PAR SON PETIT FILS. « La Sangha va devenir un grand pôle économique et attirer de plus en plus d’investisseurs et de travailleurs », confirme Jérémie Issamou, directeur général adjoint d’Atama Plantation. 2, XIXe et XXe siècles, Paris, Hatier. 51L’on peut ensuite observer que dès l’arrivée du Kongo-lari, l’abbé Fulbert Youlou sur la scène politique en 1956, il y eut un report de voix des électeurs de Matswa, vers l’UDDIA8, son parti. De même, en 1993-1994, les Kongo-lari (Sundi, Hângala, Kongo, Lari, Manyanga...) et les Teke du Pool avaient guerroyé les Kongo lato sensu (Sundi, Bembe, Kugni, Dondo, Kamba, Minkenge...) et les Teke des « Pays du Niari »1. Il n’empêche que, selon les imaginaires locaux, le Kouilou s’identifiait à Tchicaya-Tchitchelle puis à Tysthère Tchicaya. 78Dans les « Pays du Niari » (Mossendjo, Sibiti, Komono, Zanaga, Bambama et Mayéyé), les Teke et les Kota et même les Ndzabi ont effectivement développé, du fait de la longue période de cohabitation, une parenté linguistique et un sentiment d’appartenance collective : la « tékéité ». L’objectif de cette étude est d’analyser les méandres de l’identité, notamment à travers le rapport concurrentiel entre le sentiment d’appartenance à une communauté sociolinguistique (l’ethnie) et l’identité qui naît de l’occupation territoriale d’une aire géographique, que celle-ci soit une entité étatique ou relève, au sein d’un État, du découpage en régions ou départements. 37Dans les circonscriptions administratives de 1921, les Teke se retrouvent dans la Bouendza-Louéssé, l’Alima-Léfini et le Pool et, en 1933, on les trouve dans la Bouendza-Louéssé, le Haut-Ogooué, l’Alima-Léfini, le Bas-Congo et la subdivision autonome de Brazzaville. Après un premier tour joué à Libreville et remporté par le Gabon au score de deux buts à un, un match retour se joua au stade Éboué de Brazzaville. Essai de sociologie historique, Paris, Karthala. 77Ainsi, en plus du fief « nibolek », la « Mouvance présidentielle » (sous Lissouba) cherchait à élargir sa base électorale en créant le concept de tékéité ou tékénité9. Les 12 départements du Congo. Retrouvez Jeune Afrique sur les réseaux ! « L’aire culturelle Batéké englobe aujourd’hui d’autres groupes ethniques peu à peu assimilés au peuple Batéké dont ils ont adopté la civilisation. Ils consultèrent Monseigneur Nkombo, président du Conseil supérieur de la République, Parlement de transition et André Milongo, Premier ministre du gouvernement de transition. En clair, l’identité régionale (ou départementale) — une identité politique — semble être plus pertinente, plus mobilisatrice que l’identité ethnique au sens strict. Ils n’ont donc pas grand intérêt à se désolidariser des Kongo-lari. Mais, les mobilisations et les conflits politiques des années 1950, prorogés par les acteurs de la postcolonie, l’inexistence des voies de communication ayant favorisé la distance entre ces sous-groupes qui avaient des contacts dans les temps anciens n’ont fait voir à chacun que son côté « nordiste » ou « sudiste » ou mbochi/kongo. Cela, parce que les Teke du Pool ont souvent bénéficié des avantages psychologiques ou matériels du pouvoir : Youlou (1958-1963), Massamba Debat (1963-1968). 2001 « Trois espaces linguistiques face aux défis de la mondialisation », Identité et multiculturalisme. 7Définir l’ethnicité à partir de l’ethnie est donc déroutant. L’analyse de quelques facteurs de blocage de l’émergence durable de l’identité teke transrégionale constituera le dernier chapitre de notre étude. Et certainement la même langue. Lissouba en sa qualité de directeur des services agricoles dès la fin de ses études (docteur ingénieur) en 1961 et de chef du gouvernement en 1963-1966, avait remis à jour la valorisation agricole de ces régions (ibid.). Il postule la parenté des groupes nzabi-mbede et kota avec le groupe teke. Le premier est peu étendu (100000 kma) ; il est partout marqué par une nette saison sèche de type austral et il présente des régions naturelles très Étiquette : chef-lieu du département. AYIMPAM, S. 2006 « Vie matérielle, échanges et capitalisme sur la rive méridionale du Pool du fleuve Congo (1815-1930) », in Recherches en anthropologie et en histoire de l’Afrique, RAHIA, 18, Aix-en-Provence, CEMAf-MMSH. 45En 1934, le Niari et le Haut-Ogooué gabonais formaient le Niari-Ogooué. La ville de Nkayi s’appelait  au … Lire la suite Bienvenu(e) sur NKAYI City →, Le village Missa prés de Kitou, dans le district de Kingoué département de la Bouenza vit un désastre écologique suite à l'extraction de l'or par la société G-Mines Congo. L’arrivée des investisseurs et les chantiers en cours ont transformé le département du Nord. →, Ouverture des épreuves par le Maire Gaston Mampassi. Situation linguistique de l’Afrique centrale. Les Tegue, les Kota et les Mbeti de la Cuvette-ouest oscillent entre leur identité nordiste construite sous le régime dit du « Pouvoir du Nord » et leur identité départementale nouvelle. Elle appelle le recours à la documentation de l’administration coloniale et postcoloniale, à l’histoire et à la sociologie politiques du Congo-Brazzaville. s’est manifestée le 21 septembre 1962, par l’expulsion des villages et villes du Gabon de 600 personnes préalablement parquées dans les entrepôts des deux ports. DUPRé, M.-C. 1990 « Masques de danse ou cartes géopolitiques ? 1 Le terme « Pays du Niari » désigne l’espace drainé par le fleuve Niari. En 1972, Charles Ngouoto, un Teke de Zanaga (Lekoumou) était chargé de l’organisation au bureau politique. Mais, dès leur retour au Gabon, les joueurs firent circuler des rumeurs qui amplifièrent ces légères altercations. Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique. 84Notre objectif était d’analyser les méandres de l’identité, notamment à travers le rapport concurrentiel entre le sentiment d’appartenance à une communauté sociolinguistique (l’ethnie) et l’identité qui naît de l’occupation territoriale d’une aire géographique. À leur arrivée, ces « martyrs du Gabon » suscitèrent l’indignation de la population congolaise qui décida spontanément de se venger sur les Gabonais présents au Congo, confondant même les Dahoméens (actuels Béninois) et les Togolais, le thème de mobilisation étant la question de la région usurpée : Franceville (ibid : 53). Les vastes étendues de forêts de la République du Congo fournissent un habitat privilégié aux gorilles et à d’autres espèces. Ainsi, les Teke (Bangangoulou, Tegue) subirent du côté de la frontière nord-est (l’Alima) la pression des Bubangi, les « gens d’eau ». SAUTTER, G. 1966 De l’Atlantique au fleuve Congo. Ils s’activent à susciter chez les ressortissants de ces entités géographiques un sentiment d’appartenance à une même aire imaginée comme une même communauté géo-linguistique, culturelle, ou en mobilisant une hypothétique histoire commune. 24C’est le chef Ngaliema, du village proche de Kintambo, qui céda le territoire au Roi Léopold. Chaque figure ethnorégionale qui émerge apparaît dès lors comme le « sauveur » de ses « compatriotes », le canal par lequel viendrait la survie, le bien-être ou le développement de ceux qui se positionnent comme étant les siens, en réalité sa base politique. Mais il faut dire que la consigne de vote donnée en 1961 par Opangault par souci de réconciliation était suivie tant par les Mboshi que par ses électeurs teke et gangoulou. Mais ils refusèrent. Regroupant des ethnies diverses en raison de l’ouverture favorisée par les travaux du chemin de fer (1921-1934 et 1961), cette ville a subi de plein fouet la pénétration marchande, l’imposition du salariat et l’émergence des premières luttes sociales. 42Jusqu’en 1957, par exemple au grand conseil de l’AEF, et même après l’Indépendance de 1960, cette zone n’a cessé d’être revendiquée. Un autre auteur avance que : « Les Ambedés qui officiellement sont connus sous le nom d’Obambas, portent de nombreux noms différents suivant la région qu’ils habitent. Devenus nombreux surtout à partir des XVIIIe et XIXe siècles (ibid. Ce n’est pas non plus parce qu’y a été lancé cette année le programme de « municipalisation accélérée », avec à la clé la construction d’un lot appréciable d’infrastructures nécessaires à sa modernisation : routes, ponts, bâtiments publics, etc. BDK qui a défrayé la chronique en janvier, février et mars 20087. Congo-Brazzaville : le nord enfin connecté ? Selon Weissman, les populations de cet espace « [...] prennent conscience de la communauté d’intérêts qui les lie et voient dans l’ingénieur agronome l’homme providentiel capable d’assurer leur promotion. D’un côté comme de l’autre, l’on trouve des noms tels que Mbani, Ntsiba, Mbouni, Likibi, des noms de jumeaux (Ngambou ou Mbou et Ngampika ou Mpika voire Pi ou Ngambio et Ngampio). Mais dans la pratique l’on exclut les districts et autres localités du Pool riveraines dudit fleuve pour ne retenir que les départements de la Bouenza, du Niari et même de la Lekoumou. 27Les notables teke et eshira-ndumu vendirent des hommes non seulement aux Koongo mais aussi aux Bubangi (Ngo ïe-Ngalla 2007 : 48). Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc. , organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis. Donc, le Haut-Ogooué au sud-est a été congolais de 1925 à 1946 (Gaulme 2000 ; Ollandet 2007 : 37). Le président les fit venir et les pria — dans un contexte où il était sur la défensive à cause de la dissidence de la plupart de ses courtisans — de privilégier la solidarité régionale (la grande Cuvette et le Nord). C’est dans ce sens que les leaders sont perçus comme les représentants et/ou les défenseurs d’une aire donnée. 41Une fois de plus, les populations allaient être séparées. pdf. Ils tendaient à orienter leur comportement en fonction de ce schéma, du reste réactivé par les guerres de 1997-2001, et par le mode de gestion bureaucratico-ethnolignagère du pouvoir par les régimes successifs tant monolithiques que prétendument démocratiques. La violence identitaire, D. NGORE-NGALLA, Cahiers d’Études africaines, XLI (1), 161 : 221-223. http:// etudesafricaines. "Les hommes et leurs activités dans le Nord du Congo-Brazzaville", paru dans les "Cahiers" de l'ORSTOM. 75Dans la même période (1991-1992), Maître Jean-Martin Mbemba, Teke-fumu, créait avec quelques autres Teke comme Aba Gandzion (Teke de la lignée royale) et Joseph Ouabari (Gangoulou), l’Union pour le progrès (UP). Bien d’autres facteurs pourraient rendre raison de cet échec. AccueilNuméros192notes et documentsEthnicité et territorialité. 5Cette question se justifie par le fait que les conflits qui se déroulent au Congo s’expriment ou s’extériorisent souvent en termes de conflits Nord/Sud ou Mbochi/Kongo (1959 et 1997) ou en Pool/« Pays du Niari » (1993-1994), selon la logique de la variation cyclique du schéma oppositionnel (tantôt binaire, tantôt ternaire) qui émaille l’histoire politique du Congo.

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